Douleur et souffrance, le binôme nécessaire pour notre survie.

Douleur et souffrance

 

L’un ne va pas sans l’autre et pourtant …

Et pourtant on en a besoin, oui oui oui, on en a besoin!

La douleur est un rappel psychologique, la souffrance un rappel physique à un moment vécu, un souvenir, comme une auto-thérapie.

Cela peut-être salvateur, un goût de j’ai goûté et non merci je n’en veux plus!

On en sort grandi des batailles, des combats menés, peu importe lesquels.

C’est un rappel du seuil, du degré du supportable à l’insupportable, une jauge qu’on remplit et qu’on vide avec le temps.

Un rappel de ce qu’on peut comprendre, accepter aussi, …

Sans douleur, ni souffrance, comment savoir si on est victorieux? Comment faire de l’introspection sur ce qu’on à vécu ou subie? tiré des leçons? Grandît ou mûri? 

Si tu as tendance à répéter les mêmes schémas, à retourner vers tes mêmes travers, c’est que ton travail sur toi, ton bagage émotionnel sont encore fragiles. Tu n’arrives à exister pour toi, alors tu te caches en voulant réparer les autres, te sentant utiles à leurs côtés… qui d’ailleurs bien souvent soyons honnêtes sont bien souvent bien plus cassés que toi!

Le pire c’est que tu le sais, tu n’es pas dans le déni, tu en parles comme pour demander une main tendue mais quand on te l’offre tu n’arrives à t’accrocher car tu as peur d’être seul au final, d’être confronté à toi. Tu préfères être mal accompagné que seul! Tu n’arrives pas à sortir de cette boucle infernale, un peu comme le serpent qui se mord la queue.

Comprendre cette douleur, accueillir la souffrance, oui elle va te faire pleurer à chaude larmes, peut-être même avoir de la déprime voire une dépression, ce sont tes croix à porter, tes boulets à traîner et alors? on en a tous!

Nul n’est parfait, l’humain est une imperfection.

La souffrance peut durer un certain temps… Combien de temps? le temps de la hauteur de la peine, de ton chagrin et des sentiments que tu avais mis dedans, en toi, pour lui/elle.

Tu gagneras en expérience de vie, tu prendras un peu de bouteille, c’est aussi ce qu’on appelle avoir du vécu!

La douleur est un mélange savant d’ego et d’orgueil, on en a tous besoin pour exister et où faire exister l’autre, mais quand l’autre part de son plein gré ou par la fatalité de la vie, il faut l’accepter.

La souffrance disparaîtra, la douleur s’estompera, il restera toujours une trace, comme une veine noire créée dans ton coeur, mais n’oublie pas que celui-ci est aussi cerné par de nombreuses veines rouges d’amour.

La douleur et la souffrance se binôme détonnant ne doivent pas être aigreurs et amertumes, ce sont aussi des moteurs d’avancement, d’acceptation, de lâcher-prise, de création d’un nouveau soi pour s’offrir l’opportunité de nouveaux chemins.

Comment faire la différence entre le bien et le mal sans avoir connu la souffrance? Comment se crée un quotient émotionnel si on ne traverse une guerre de douleur? Comment connaître l’empathie? Etre l’égal de tout être vivant? sans avoir connu l’explosion en soi ou dans sa vie!

Même si chaque être est unique, la douleur et la souffrance sont universelles tout comme l’amour.

Donc partagez vos peines, vos douleurs et souffrances, cela vous aidera à grandir, à vous guérir, aider une personne qui traverse avec similitude la même chose que vous.

La douleur et la souffrance se mettront en sommeil mais seront se réveiller quand elles sentiront une potentielle chose/personne néfaste, toxique arrivée, comme une alerte pour ne pas revivre l’inacceptable, l’invivable.

Gardez foi en la vie, écoutez-vous surtout!

Do