Poème  » J’ai marché »

J’ai marché à en perdre haleine,

Pieds en sang, cheveux ébouriffés, fatigué, l’âme en peine.

Je porte encore les stigmates des coups portés à mon encontre.

La violence fascine, les embûches amusent, à en perdre le temps contre la montre.

J’ai marché longtemps,

Bien souvent,

Détournant du regard critiques avides, regards agressifs, avis lapidaire,

Je marche attiré par la lumière des réverbères.

Sur mon corps, les coups, les bleus,

Dans mon coeur, le ciel n’a pas coulé,

Le violet autour de mes yeux,

Voie encore l’arc en ciel arriver.

Les mots et la violence faciles.

Les personnes qui se défilent.

Je suis de celle qui brise les chaînes et va au combat.

Poings serrés, ma fierté et ma volonté de croire, allez on y va!

Guerrière de la vie,

L’invisible de m’effraie pas.

L’autre monde me ravit,

Le mort me frôle mais ne m’atteint pas.

Le teint blafard, les lèvres blêmes,

Je marche au devant des problèmes.

Sans peur, la semaine je remonte mes manches,

Arrive encore à sourire le dimanche.

Egratinés, pleine de griffures et de sang séché,

J’affronte qui veut encore me piéger.

Aucune peur des trahisons.

J’en fais des vers et des chansons.

Je marche encore et encore pour retrouver les idées claires.

Celles qui m’auraient fait croire qu’il y a encore du bien ici bas sur cette terre.

Les truands, les arnaqueurs aux bonheurs,

Fuyez transpirant, la honte en sueur.

Je n’oublie rien, mes silences excusent mon absence.

Je me ressource en vous regardant, me taisant de loin.

Comme ci ce monde était un Noël sans sapins.

Artificiel, virtuel

Mal être à l’inconditionnel.

Je m’en vais, je continue de marcher,

Faire place net à mes idées,

Gardant le meilleur a distribué.

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